Pourquoi le palier ?
Eh bien ça renvoie à la question : pourquoi l’appartement ? — à part, et certainement aussi tenant ou temant, peut-être t’aimant — tout ce qui tient et retient.
Donc, les obstacles — que l’on met ou que l’on rencontre — au lieu, à la transmission, au passage.
Le palier c’est le corridor, le col. Le col, c’est le lieu qu’il faut atteindre après — au prix de — certains efforts, certaines difficultés, et où pourra se faire le passage, la transmission, la transition, le changement.
Lorsqu’on arrive sur le palier, on voit ce que je propose, tout ce que je propose en échange ou en invitation à la transition, à la transmission, au partage — ou bien on ne le voit pas, paradoxalement, parce que c’est mis là comme en obstacle, ou en encombrement, ou même en obscurcissement du passage (qui est le but, ce que l’on a du mal à atteindre, à vouloir vraiment, on pourrait même aller jusqu’à le voir comme le bout du tunnel, le passage comme le chas de l’aiguille — le trou, on l’appelle aussi la « lumière ».
Le palier c’est aussi ce qui est au même niveau, ce qui se met au même niveau pour que le passage se fasse, comme à l’écluse, comme à la rivière. Voilà pourquoi je vais toujours à la rivière, la rivière c’est ce qui sépare et qui réunit, non que ça fasse les deux en même temps, mais que ça fasse l’un ou l’autre, selon ce que vous allez décider. Mais peut-être bien aussi les deux, comme un assemblage de contraires.

Un instant qui s’éclaire, dans un regard. Il faut le saisir — quand on ouvre la porte.

On dit que Debussy est un musicien impressionniste. Évidemment, on ne le dirait pas de Jean-Sébastien Bach. Et que dit-on de Marcel Proust… Que n’a-t-il pas dit lui-même ?

Un immeuble au bord de la rivière, un soir, photo r.t

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