Je fais tout et n’importe quoi pour m’occuper. Mon vide me fascine. Non. Mon vide m’emplit. Mon vide me déplace.
Me chasse ailleurs.
Mon vide me transporte et me pose quelque part, finalement.
Il y a une grande concurrence de tous ces vides, de toutes ces places, ces occupations, ces emplissages, ces vidages qui s’emparent de moi.
Pourtant il n’y a pas de moi, je le sais depuis longtemps. Pourquoi cela revient-il se mettre en question. Ai-je besoin de moi… enfin !
Parce que froid… ?
Parce que faim… ?
Ces couleurs. Expérience du vide. Ces figures non finies, suspendues.
C’est là que je suis bien, à découvrir l’espace, à me glisser, comme les courants d’air, les volumes d’air chaud, les corps s’allongeant, dansant, s’agglutinant parfois, à leur surprise, faisant des myrtilles ou des genièvres, des épineux s’étouffant, se transformant au soleil en sable ou en amas de grès.
Afflux de la nature.
