[poem]

Marlene Dumas, Portrait of a Young Nelson Mandela

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Le vent se déshabille, jette ses affaires n’importe où et part en courant.
Les arbres se cramponnent. Les maisons abasourdies restent sans voix, un drap de soleil collé sur le nez, et les pompes à vélo s’emmêlent dans les boîtes à parapluie.
Qu’est-ce que c’est que cet affolement ?
crie le vent à la lune déjà blanche comme une craie,
Je vais au bal, non ? Vous m’accompagnez ?
Mais la lune se rentre encore plus les oreilles dans les joues et continue sa lessive. Quand elle a fini avec elle, elle lave le savon à la fin tout est fondu.
Adieu !
Il crie, il hurle, il pète, il siffle comme un train, il disparaît.
Tout le monde a fermé ses volets.
Sauf la mer, qui se fend, qui s’allonge, qui se roule dans ses bras.

aqua mauve, r.t

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j’ai appris
j’ai appris b
et le reste jusqu’à z
en attendant l’heure de la récré

qui n’existe pas

i c i s o u s l e s n u a g e s

je ne sais rien
et je vais encore m’endormir
je ne sais pas où

pour vivre et pour mourir
je m’en remets à dieu

qui n’existe pas