J’imagine qu’ils font partie d’une société secrète d’envergure, à l’échelle planétaire.
Dire qu’ils sont en contact avec quelque huit milliards d’humains et qu’ils assurent la maintenance de quelque chose (comme une machinerie ?) qu’ils auraient en commun, serait-il utile ?… Visiblement oui, mon corps s’est apaisé, endormi même, sur cette idée.
Émergeant, en train de demander (à un proche, frère ?) On peut faire du feu ? Une voix artificielle me répond : la planète se rapproche du soleil.
Je suis réveillé, je vais ouvrir les volets, la lumière presse derrière. Voilà, nous sommes au soleil.
Dehors des milliards de feuilles d’arbres, un nombre invraisemblable, dans l’orbe d’une clairière que la maison regarde, depuis la base de la géante coquille de verdure qui lui fait face avec ses gigantesques arbres. Milliards de feuilles d’arbres remuant selon leurs rythmes, leurs danses, leurs jeux de lumière, les unes scintillant, d’autres frémissant, s’endormant, se balançant, ruisselant, selon leur espèce, selon leur humeur, répondant à la brise ou aux petits élans du vent, dessinant du rêve. Comme si toute cette forêt, qui vient lécher ici l’espace devant la maison, contenait les possibles de l’humanité.

Victor Brauner
Ouiiii!
Merci pour votre texte, René, et l’œuvre de Brauner associée.
J’aimeAimé par 1 personne
Beau rapprochement du rêve et de la forêt…
J’aimeJ’aime