
Il te donne cette sensation inégalable d’enjamber le présent. Tu vis sur le devant de la scène, tu es à la proue du monde qui se crée quand tu es avec monsieur Temps.
Et tu le sais multiple, agile et volatile. Il est aussi de même pour ton petit-fils qui est loin, qui va avoir sept ans et qui fait un peu partie de ton fouillis d’inquiétudes profondes… de vie et de mort, de transmission, d’oubli, de renouvellement des générations de l’humanité sur terre… Il est en chacun en train de procurer cette mystérieuse sensation de présence, cette capacité d’éprouver, de se sentir investi de présent et de vie.
Monsieur Temps, il faudra apprendre à le partager en profondeur — non pas par la pensée seule — mais dans la profondeur du corps qui ressent la fragilité de soi, l’éphémère de sa présence aux autres, des autres à soi. Ressentir que c’est lui qui fait le commun et le partage.
Photographie de Thami Benkirane
je ressens là comme une confidence profonde
sans doute des choses importantes sont dites en cet endroit « de vie et de mort, de transmission, d’oubli »…
l’illustration pareille à un idéogramme
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Un idéogramme… c’est juste ! Le photographe opte ici pour une prise de vue qui décale l’image en fractions d’elle-même. Cela produit de multiples effets, dont celui-ci, cette stylisation qu’on peut voir comme une abstraction.
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