Distances

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Finalement, nous nous sommes juste effleurés, le plus souvent… comme l’eau entre les rives glisse, creuse, caresse seulement… N’est-ce pas déjà une grande chance… Mais dans les labyrinthes et les échafaudages que nous avons construits pour nous mettre à distance de notre prétendue violence comment nous promener encore un beau dimanche de printemps ?
Autrefois nous disions « adieu ! » pour nous crier bonjour, salut, ou au revoir – de nos voix enfantines, de nos voix en couleurs. Près des merles, des parfums, qui surgissent des toits, des jardins, nous étions. Comme aujourd’hui.
Au fond, il faut du temps et beaucoup de chance pour se réinsérer dans ce monde, après tant d’efforts pour s’en dissocier. Beaucoup de chance pour traverser du regard ces invisibles distances ou plutôt : connaître ce travail mystérieux qui s’est accompli en sens inverse, défaisant à mesure ce qui se faisait.

photo r.t

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