jouissance

41fa7afb2f5d1270abbebdd87fc95eb3

Enfin tout sera débordé.
Les mots sont léchés seulement par l’écume, quand l’évidence a tout envahi, quand plus de questionnement.
Une évidence qui déborde.

Déborder – passer les bords
passer les bornes (« Tu passes les bornes ! » me disait mon père)
Le langage sert à borner
(comme le père, finalement)…
Et la mère, et la mère, à quoi sert-elle, la mère ? dirait Prévert.
Elle sert à contenir
de toute évidence
Est-ce pour cela que la jouissance féminine est scandaleuse, aux dires de certains…
L’humain est scandaleux. Depuis qu’il s’est mis debout il n’a plus de limites.
Le langage interroge le langage…

Et pourtant ça déborde et emplit, quand l’accord se fait avec plus grand que soi, avec le vaste, le non-soi, non-nommé
rebat les cartes du langage, ravive les couleurs, porte à la danse.

 

photographie signée Zarma Photography dans l’angle inférieur gauche
Jacques Prévert, Familiale, Paroles

5 réflexions au sujet de “jouissance”

  1. Arbre, déhanchements de branches et racines, élancements dans la danse de la nature et de l’humain en épousailles des gestes où le rouge est mis…Quelle image! Jouissances intimes emportent l’humain, emportent les mots sur une ligne de crête entre sens et non sens, juste sur un bord d’ ab-sens où se rencontre l’infini et les corps, les mots se tendent dans l’élan qui les dépasse. Cette image, ce texte, ont su le dire.

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s