De ce côté extérieur de la fenêtre, le soleil est plus capricieux, changeant, prodigue ou réticent dans ses caresses, il joue d’avances ou de retenue, de cache-cache avec le ciel nuageux, et revient si franc, si généreux, que je m’aperçois qu’il n’en est rien, qu’il ne joue pas — avec nos nerfs, non plus qu’avec les nuages — mais que c’est nous, roulés dans notre planète sous les cache-nez, couettes et draps d’une atmosphère de mars, qui faisons la pluie et le beau temps. Le diable bat sa femme, disions-nous, enfants, quand la pluie alternait — se disputait — avec le soleil. Nous croyions-nous dans les champs de Mars, dieu de la guerre…
Revoilà donc sur le tapis, sans que personne ne s’en estime responsable, la guerre.
Curieuse planète que la nôtre, qui suit son bonhomme de chemin, de révolution en révolution.
Signé : monsieur Nuit.

Studio, 1999, peinture de Bato Dugarzhapov

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