Époques

A la mi-août les martinets sont partis
c’est un total bonheur, couleur de ciel
le bleu est moins criant, le ciel plus tendre
mais le soleil d’août est roi, toujours
oiseaux d’été
qui jamais ne se posent
ni ne se laissent poser de questions
comme le vent
le ciel est libre
une hirondelle maintenant
puis deuxP1040999r
et voici les petites aux ailes delta, si furtives, qui glissent plus fluides que sources dans la fontaine bleutée de l’air, leurs petits cris tendres et doucereux
flottant sur les étés d’enfance
Non pas les longues hirondelles noires si familières, des maisons et des étables, mais ces petites, comme celles des rivières, qui viennent ici à la fin de l’été
plus enfantines
dans leurs jeux
dans ma mémoire
que les farouches martinets
Un jour ne chasse jamais l’autre
il n’y a qu’un jour qui se lève
à neufP1050009
avec son goût d’éternité
les souvenirs ne sont que le langage
qui court après,
la traîne de nos sens,
la peur de la vitesse
et du rythme de la vie.
Sous la fenêtre
un musicien
sort de chez le marchand de musique
les martinets sont partis
le bonheur est intact
plus fort d’un jour, d’une saison
comme il l’était la veilleP1050010.
Je pense à Lolo de St Yrié
chez lui, sous un hangard,
ou même dans l’herbe
j’avais découvert les premières vieilles voitures
et je sais que son fils, mon cousin,
est un fangio.

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