liberté

Autoportrait, 1925-1930 huile sur toile, 64,1 x 52,4 cm New York, Whitney Museum of American Art

Je vous le dis, mon amie, les fantômes n’existent pas. Ce n’est pas que je leur dénie d’exister, mais c’est leur être fantôme que je dénonce : ils ne peuvent être nommés ni identifiés. Lâchez-les, si vous en avez dans vos fantasmes, alors leur liberté sera la vôtre.
C’est pourquoi ils ont des chaînes, c’est pourquoi ils font des bruits effrayants, comment tairaient-ils leur condition !
Lâchés, ils sont doux comme des anges, caressants comme le zéphyr, lumineux comme la neige. Ils sont aussi forts, montagneux, violets comme la mer d’un Vallotton, azur comme une pluie de Maurice Denis, et emplis d’expérience.

Edward Hopper, autoportrait 1925-1930

2 réflexions au sujet de “liberté”

  1. Hopper libère les fantômes. Au lieu qu’ils soient insaisissables et transparents (ce qui est peut-être le cas dans la réalité), ils sont mis en pleine lumière, ils sont devenus peinture. Ils sont comblés de peinture, sous la lumière de son regard. Hopper est l’anti-impressionniste. Pas de trou, pas de place, pas de vide à l’intérieur pour le souffle de l’air, la vibration du temps, l’émotion d’une atmosphère. La lumière est extérieure, elle donne à voir, elle met en espace, elle met en scène, choses et gens, le temps d’un éclair qui ne se referme pas.

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