Il n’y a rien à ajouter.
J’entends bien la position de monsieur Temps et je prends cela comme un conseil. Monsieur Temps est un excellent lecteur, déchiffreur, peut-on dire aussi : l’histoire racontée par Élisée Reclus, racontée par le crayon, racontée par Kelcun est comme la partition musicale : une énigme à déchiffrer. Déchiffré c’est joué, pour monsieur Temps. Il n’y a rien à ajouter. On continue. Le crayon aussi attend un bon lecteur — meilleur que lui-même, qui écrit souvent en aveugle, comme K. Qui donc reste à tergiverser ? Certes pas monsieur Nuit qui fait corps dans ces cas (quand on avance) avec monsieur Temps et avec K. Il n’y a que le philosophe pour vouloir tout arrêter. Le crayon ne pique pas comme on donne la cigüe. Il ne change rien à son seul mode d’action, sa conformation toute simple ne lui permet pas de faire autre chose que de piquer, se tortiller pour faufiler entre le réel et l’imaginaire, mais il faut bien que Kelcun se mette au milieu à un moment pour comprendre ce qui se passe, ce qui le fait souffrir : c’est le seul qui se sait mortel. Il faut en finir, lui dit un jour le philosophe. Aussitôt quelqu’un d’autre prend sa place et tout continue sans lui. Le nouveau se met au piano, ou à la peinture et laisse grandir son désir, son frais et mystérieux désir.

Edward Hopper

Une réflexion sur “

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