Venez à la lumière. La serveuse s’est approchée, elle a vu le carnet ouvert sur mes genoux et le crayon dans ma main. Il y a de la lumière, je lui réponds. C’est une tendre lumière du soir un peu colorée déjà de la lumière électrique de la terrasse, parfaite pour mon observation discrète et rêveuse. Peut-être aussi pour laisser les identités se dissoudre et s’effacer, ne pas rester trop au premier plan, se dispatcher un peu dans les autres, comme elle le fait elle-même, la serveuse. Les identité. Elles ont leurs histoires… et puis s’en vont.

Victor Brauner