à l’aplomb

H. Rousseau1897

La nuit, dans mon intérieur nuit, il y a la place pour tout,
le monde est tellement vaste
mais il n’est pas infini
enclos dans le sommeil, ce que je vis fait suite au jour
et suite aux jours lointains
un épanouissement d’évidences, enclos dans la nuit
comme dans la poche utérine, on continue de grandir,
ou d’évoluer, dans ce berceau, cette bulle,
ce fruit dans les branches, on se laisse porter
tandis que la lune tourne, penche, on se dessine au ciel étoilé.

La nuit, l’écolier rêveur la mettra dans son cartable sur son dos.
La nuit que l’on avalera doucement avec le café,
qu’on laissera flotter dans sa pensée.
La nuit qui toujours se recouche à notre lever,
et reste là, méconnaissable dans le jour,
et lui donne son aplomb.

Henri Rousseau, La bohémienne endormie.

2 réflexions au sujet de “à l’aplomb”

  1. « Les jours et les nuits
    tournent dans ma tête »
    Ici, ils sont très poétiquement « à l’aplomb » (quelle belle image!) les uns des autres…Et la gitane, visitée sous la lune par l’animal mythique, mettra, le jour, sa nuit en musique. L’aiguière, le banjo et les plis de sa robe en retiendront les vestiges. Magnifiques lignes et couleurs du tableau. Merci René et bonne soirée à toi.

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